3ᵉ · Espagnol · Grammaire
En espagnol, la condition s'introduit avec si (sans accent, à ne pas confondre avec sí = « oui »). Pour une condition réelle ou probable, on emploie l'indicatif présent, jamais le conditionnel : Si tienes tiempo, ven a casa (« Si tu as le temps, viens à la maison »). Le futur peut suivre : Si llueve, no saldremos.
Pour une hypothèse peu probable ou impossible, on emploie si + imparfait du subjonctif dans la subordonnée, et le conditionnel dans la principale : Si tuviera dinero, viajaría (« Si j'avais de l'argent, je voyagerais »). Attention : après « si », on ne met jamais le conditionnel ni le futur.
Après cuando (« quand ») qui vise le futur, on emploie le subjonctif présent : Cuando llegues, llámame (« Quand tu arriveras, appelle-moi »). Même règle avec en cuanto, antes de que, hasta que.
À quoi sert la condition en espagnol ? À poser des « si » dans la vraie vie : si tu voyages en Espagne, tu voudras dire « si tu as le temps, on se voit » ou « si j'avais de l'argent, je partirais ». Le piège numéro un pour un francophone, c'est de vouloir mettre un conditionnel après « si ».
On dit « Si je viendrais » ? Non ! En espagnol comme en français, après « si », jamais de conditionnel.
Retiens : « Si tienes tiempo, ven » et « Si tuviera dinero, viajaría ». Bien maîtriser ces structures, c'est parler un espagnol nuancé et éviter les fautes qui trahissent le débutant.
Commençons par la condition la plus simple : la condition réelle ou probable. Elle exprime quelque chose qui peut vraiment arriver. La règle est claire : après « si », on met l'indicatif présent, exactement comme en français.
On dit : « Si tienes tiempo, ven a casa », c'est-à-dire « Si tu as le temps, viens à la maison ». Dans la principale, on peut trouver un impératif, un présent, ou un futur. Par exemple : « Si llueve, no saldremos » : « S'il pleut, nous ne sortirons pas ».
Attention à ne jamais confondre « si » sans accent, qui veut dire « si », avec « sí » avec accent, qui veut dire « oui ».
Passons à la condition irréelle : une hypothèse peu probable ou carrément impossible dans le présent. La structure est très précise, alors retiens-la bien. Dans la subordonnée avec « si », on met l'imparfait du subjonctif.
Dans la principale, on met le conditionnel. Exemple star : « Si tuviera dinero, viajaría », qui signifie « Si j'avais de l'argent, je voyagerais ». « Tuviera » est l'imparfait du subjonctif de « tener », et « viajaría » est le conditionnel de « viajar ».
Autre exemple : « Si fuera rico, compraría una casa ». Le piège absolu du francophone : mettre le conditionnel après « si ». On ne dit jamais « Si tendría » !
Après « si », toujours le subjonctif.
Terminons avec les subordonnées de temps, un autre grand piège. En français, on dit « Quand tu arriveras, appelle-moi » avec un futur. Mais en espagnol, quand la subordonnée avec « cuando » vise l'avenir, on emploie le subjonctif présent, jamais le futur.
On dit donc : « Cuando llegues, llámame », littéralement « Quand tu arrives-subjonctif, appelle-moi ». « Llegues » est le subjonctif de « llegar ». Cette règle vaut aussi pour d'autres conjonctions de temps : « en cuanto » qui veut dire « dès que », « antes de que » qui veut dire « avant que », et « hasta que » qui veut dire « jusqu'à ce que ».
Exemple : « En cuanto termine, salgo » : « Dès que je finis, je sors ». Retiens bien : projet vers le futur plus « cuando », c'est du subjonctif.
12 des 30 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.