3ᵉ · Espagnol · Grammaire
En espagnol, le subjuntivo presente exprime ce qui n'est pas une réalité sûre : un souhait, une volonté, une émotion, un doute ou un but. Comme en français (« que je sois, que je fasse »), il apparaît surtout dans une subordonnée introduite par que.
On part de la 1ʳᵉ personne du présent (yo), on retire le -o, puis on ajoute les terminaisons croisées : les verbes en -ar prennent les voyelles du -er/-ir, et inversement. Verbes en -ar : -e, -es, -e, -emos, -éis, -en (que yo hable). Verbes en -er/-ir : -a, -as, -a, -amos, -áis, -an (que yo coma, que yo viva).
Après un verbe de volonté ou de souhait : Quiero que vengas (Je veux que tu viennes). Après une émotion : Me alegro de que estés aquí. Après para que (pour que) ou cuando tourné vers le futur : Cuando seas mayor… (Quand tu seras grand…). Attention : quand le sujet est le même, on garde l'infinitif (Quiero venir).
À quoi sert le subjonctif espagnol dans la vraie vie ? Imagine que tu veux dire à un ami : « Je veux que tu viennes à ma fête ». En espagnol, tu ne peux pas dire « Quiero que tú vienes ».
Il faut dire « Quiero que vengas », avec le subjonctif. C'est le mode qu'on utilise pour les souhaits, les ordres doux, les émotions et tout ce qui n'est pas encore réel. Sans lui, impossible d'exprimer poliment un désir ou de dire « pour que tu comprennes ».
C'est un outil de tous les jours pour parler naturellement.
Le subjonctif, c'est le mode de ce qui n'est pas sûr. L'indicatif dit un fait réel : « Sé que viene » veut dire « Je sais qu'il vient », c'est certain. Le subjonctif, lui, ouvre sur le souhait ou le doute : « Espero que venga », « J'espère qu'il vienne ».
Retiens un déclencheur très fréquent : le verbe « querer », vouloir. « Quiero que estudies » signifie « Je veux que tu étudies ». Autre signal : les émotions, comme « Me alegro de que ganes », « Je suis content que tu gagnes ».
Dès qu'on souhaite, qu'on redoute ou qu'on doute, le subjonctif surgit.
Voici la recette pour former le subjonctif présent. Étape une : prends la première personne du présent, le « yo ». Pour « hablar », c'est « hablo ».
Étape deux : enlève le « o » final, il reste « habl ». Étape trois : ajoute les terminaisons croisées. C'est l'astuce à retenir : les verbes en -ar prennent des « e », et les verbes en -er ou -ir prennent des « a ».
Donc « hablar » donne « que yo hable, que tú hables ». Et « comer » donne « que yo coma, que tú comas ». On échange les voyelles, c'est pour ça qu'on parle de terminaisons croisées.
Attention, certains verbes très courants sont irréguliers au subjonctif. Retiens-en cinq avec un moyen mnémotechnique : « ser » donne « sea », « ir » donne « vaya », « haber » donne « haya », « saber » donne « sepa » et « estar » donne « esté », avec un accent. Autre piège fréquent chez les francophones : quand le sujet ne change pas, on n'utilise pas le subjonctif, on garde l'infinitif.
On dit « Quiero venir », je veux venir, et non « Quiero que venga ». Le subjonctif n'apparaît que s'il y a deux sujets différents, reliés par « que ». Enfin, n'oublie jamais les accents, comme sur « esté » ou « estés ».
12 des 35 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.