3ᵉ · Français · Conjugaison
La concordance des temps est l'ensemble des règles qui accordent le temps du verbe de la subordonnée avec celui du verbe de la principale. Elle permet de situer clairement les actions les unes par rapport aux autres : ce qui se passe avant, en même temps ou après.
Tout dépend du temps du verbe de la principale. Si ce verbe est au présent ou au futur, la subordonnée reste au présent, au passé composé ou au futur (Je pense qu'il viendra). Si le verbe principal est au passé, la subordonnée « recule » : le présent devient imparfait, le futur devient conditionnel (Je pensais qu'il viendrait).
Trois rapports sont possibles. L'action de la subordonnée peut être antérieure (avant, avec le plus-que-parfait ou le passé), simultanée (en même temps, avec l'imparfait) ou postérieure (après, avec le conditionnel). Bien maîtriser ces rapports rend un récit clair et logique.
À quoi sert la concordance des temps ? Imagine que tu racontes une histoire à un ami : « Il a dit qu'il vient. » L'ami hésite : quand vient-il, avant ou après ?
La bonne phrase, c'est « Il a dit qu'il viendrait » ou « qu'il venait ». Sans concordance, ton lecteur se perd dans le temps. Bien accorder les temps, c'est ce qui rend un récit fluide et une dissertation crédible.
C'est aussi ce que le correcteur repère immédiatement dans une copie.
Première grande règle : quand le verbe principal est au présent ou au futur, la subordonnée suit le sens logique. Pour une action qui se passe en même temps, on met le présent : « Je crois qu'il dort. » Pour une action déjà faite, le passé composé : « Je crois qu'il a dormi.
» Pour une action à venir, le futur : « Je crois qu'il dormira. » Retiens l'idée : présent-simultané, passé composé-avant, futur-après.
Deuxième grande règle, la plus importante en 3e : quand le verbe principal est au passé, les temps de la subordonnée « reculent ». Le présent devient imparfait : « Je crois qu'il dort » devient « Je croyais qu'il dormait. » Le passé composé devient plus-que-parfait : « qu'il avait dormi.
» Et le futur devient conditionnel présent : « qu'il dormirait. » Une astuce simple : dès que la principale est au passé, méfie-toi, presque tout change de temps.
Pour choisir le bon temps, demande-toi toujours : l'action de la subordonnée se passe-t-elle avant, pendant ou après celle de la principale ? Si c'est avant, on parle d'antériorité, avec le plus-que-parfait : « Quand il eut fini, il partit » ou « qu'il avait fini. » Si c'est en même temps, c'est la simultanéité, avec l'imparfait : « pendant qu'il dormait.
» Si c'est après, c'est la postériorité, avec le conditionnel : « qu'il partirait. » Cette question à trois réponses est ta boussole.
12 des 32 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.