3ᵉ · Français · Grammaire et langue
Le discours rapporté, c'est la façon dont un narrateur restitue les paroles ou les pensées d'un personnage. On distingue trois grandes formes qui n'ont pas les mêmes effets.
Il rapporte les paroles telles quelles. On les signale par des guillemets ou un tiret, souvent avec un verbe de parole (dit-il, demanda-t-elle). Exemple : Il déclara : « Je pars demain. » L'effet est vivant, immédiat.
Les paroles sont intégrées à la phrase, dans une proposition subordonnée introduite par que, si, ce que… Plus de guillemets. On adapte les pronoms, les temps et les repères : Il déclara qu'il partait le lendemain.
Forme mixte, sans mot subordonnant ni guillemets : les paroles ou pensées se fondent dans le récit tout en gardant la voix du personnage. Il réfléchissait. Il partirait demain, c'était décidé. C'est un procédé très utilisé dans le roman moderne.
À quoi sert de savoir rapporter des paroles ? Imagine que tu racontes à un ami une dispute que tu as entendue. Tu peux répéter mot pour mot ce qui a été dit, ou bien le résumer avec tes propres mots.
C'est exactement ce que fait un écrivain, un journaliste ou même toi dans une conversation. Choisir la bonne forme, c'est décider si l'on veut faire entendre une voix en direct ou la fondre dans le récit. C'est un outil puissant pour raconter et convaincre.
Le discours direct, c'est le plus simple à repérer : on cite les paroles telles qu'elles ont été prononcées. On les entoure de guillemets, ou on les introduit par un tiret dans un dialogue. Un verbe de parole les annonce ou les suit : dit-il, murmura-t-elle, s'écria le roi.
Par exemple : Marie répondit : « Je ne viendrai pas. » L'effet est très vivant, on a l'impression d'entendre directement le personnage.
Au discours indirect, on n'entend plus la voix du personnage : ses paroles sont intégrées dans la phrase du narrateur, dans une subordonnée introduite par que, si ou ce que. On supprime les guillemets et on adapte tout. Les pronoms changent : « je » devient « il ».
Les temps reculent : le présent devient de l'imparfait. Et les repères de temps bougent : « demain » devient « le lendemain ». Ainsi, « Je pars demain », dit-il devient : Il dit qu'il partait le lendemain.
Le discours indirect libre est plus subtil : c'est une forme mixte. Comme au discours indirect, on adapte les pronoms et les temps, mais on supprime le mot subordonnant que et les guillemets. Les paroles ou les pensées se glissent alors dans le récit tout en gardant la vivacité et le ton du personnage.
Par exemple : Il regardait la mer. Partirait-il un jour, lui aussi ? C'est un procédé très utilisé par les romanciers comme Flaubert, car il fond la voix du personnage dans celle du narrateur.
12 des 36 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.