3ᵉ · Français · Orthographe
Les homophones sont des mots qui se prononcent pareil mais s'écrivent différemment et n'ont pas le même sens : a / à, et / est, ces / ses. À l'oral, aucun problème ; à l'écrit, une seule orthographe est correcte selon le sens. Les confondre est l'une des fautes les plus pénalisées au brevet.
Pour choisir, on remplace le mot par un autre du même type. a (verbe avoir) se remplace par avait ; à (préposition) ne se remplace pas. et se remplace par et puis ; est se remplace par était. on se remplace par il ; ont par avaient.
Retiens les couples et trios les plus fréquents : a / à, et / est, on / ont / on n', son / sont, ce / se, ces / ses / c'est / s'est / sais / sait, ou / où, la / là / l'a, quel(s) / quelle(s) / qu'elle(s), peu / peut / peux. Un accent ou une lettre change tout le sens.
Face à un homophone, ne te fie jamais à l'oreille : demande-toi la nature du mot (verbe, préposition, déterminant…) puis applique le test de remplacement. C'est le meilleur moyen de sécuriser des points faciles à la dictée et à la rédaction.
Pourquoi s'acharner sur ces petits mots ? Parce qu'une seule lettre peut rendre ta phrase incompréhensible ou ridicule. Écrire « il c'est levé » au lieu de « il s'est levé », c'est comme envoyer un CV plein de fautes : le lecteur ne retient que ça.
Au brevet, en dictée comme en rédaction, ces erreurs coûtent des points bêtes. Et plus tard, dans un mail professionnel ou un message important, bien orthographier les homophones montre que tu maîtrises ta langue. Bref, ce sont des points faciles à gagner et à ne pas gaspiller.
Le premier piège, ce sont les verbes qui se cachent derrière de petits mots. Le truc infaillible : mets la phrase à l'imparfait. Si « a » devient « avait », c'est le verbe avoir, donc sans accent : « il a compris » devient « il avait compris ».
Si ça ne marche pas, c'est la préposition « à ». Pareil pour « est » qui devient « était », alors que « et » se remplace par « et puis ». « Ont » devient « avaient », « sont » devient « étaient ».
Si le remplacement échoue, c'est l'autre homophone : « on », « son ». Un seul test, et le doute disparaît.
Voici la famille la plus redoutée. « ce » est un déterminant devant un nom : « ce livre » ; « se » accompagne un verbe pronominal : « il se lave ». « ces » montre plusieurs choses (« ces enfants ») ; « ses » indique la possession, remplace-le par « les siens » (« ses affaires »).
Ensuite, « c'est » se remplace par « cela est », « s'est » suit un sujet et un verbe pronominal : « il s'est trompé ». Enfin « sais » et « sait » viennent du verbe savoir : « je sais », « elle sait ». Toujours le même réflexe : trouve la nature, puis remplace.
Parfois, tout se joue sur un accent ou une apostrophe. « ou » sans accent propose un choix, remplace-le par « ou bien » : « thé ou café ». « où » avec accent indique le lieu ou le temps : « le pays où je vis ».
« la » est un déterminant : « la maison » ; « là » indique un endroit : « reste là » ; « l'a » cache le verbe avoir : « il l'a vu » devient « il l'avait vu ». Enfin « quel » et « quelle » sont des déterminants qui s'accordent avec le nom, tandis que « qu'elle » se remplace par « qu'il ». Un accent oublié, et le sens bascule.
12 des 38 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.