Odysseo — réviser, du CP à la Terminale

Raconter un événement passé et comprendre un récit

4ᵉ · Allemand · Expression et méthode

La fiche de révision

Deux temps pour le passé

En allemand, pour raconter au passé, on utilise surtout le Perfekt (parfait) à l'oral et dans les récits de la vie quotidienne, et le Präteritum (prétérit) à l'écrit, surtout pour les verbes sein (être), haben (avoir) et les modaux.

Le Perfekt : deux morceaux

Le Perfekt se forme avec un auxiliaire conjugué (haben ou sein) en position 2, et le participe passé rejeté à la fin : Ich habe einen Film gesehen (j'ai vu un film). Les verbes de mouvement ou de changement d'état prennent sein : Ich bin nach Berlin gefahren (je suis allé à Berlin).

Le participe passé

Verbes faibles : ge- + radical + -t (spielen → gespielt). Verbes forts : ge- + radical (souvent modifié) + -en (gehen → gegangen).

Le Präteritum utile

À connaître par cœur : ich war (j'étais), ich hatte (j'avais), es gab (il y avait). Ils rendent un récit fluide.

La leçon

🌍 À quoi ça sert dans la vraie vie ?

À quoi sert de savoir raconter au passé en allemand ? Imagine que ton correspondant allemand te demande ce que tu as fait pendant le week-end. Tu vas devoir raconter : Ich habe Fußball gespielt, j'ai joué au foot, ou Ich bin ins Kino gegangen, je suis allé au cinéma.

Raconter un événement passé, c'est ce qui te permet de partager tes souvenirs, de tenir un journal, ou de comprendre une histoire qu'on te lit. Sans le passé, tu resterais bloqué dans l'instant présent, incapable de dire ce qui s'est passé hier.

Le Perfekt : auxiliaire + participe rejeté

Le temps le plus utilisé pour raconter, c'est le Perfekt. Il se construit en deux morceaux : un auxiliaire conjugué en deuxième position, et le participe passé rejeté tout à la fin de la phrase. Par exemple : Ich habe einen Kuchen gegessen, mot à mot « je ai un gâteau mangé ».

Tu vois, l'auxiliaire habe est en position 2, mais le participe gegessen part à la fin. C'est la fameuse règle du rejet du verbe en allemand. Retiens bien cette image : le participe passé attend patiemment à la fin de la phrase.

haben ou sein ? Et le participe

Grande question : faut-il choisir haben ou sein comme auxiliaire ? La plupart des verbes prennent haben. Mais les verbes de mouvement, comme gehen (aller) ou fahren (rouler), et les verbes de changement d'état, comme aufstehen (se lever), prennent sein : Ich bin nach Berlin gefahren.

Ensuite, il faut former le participe. Les verbes faibles suivent la recette ge- plus radical plus -t : spielen donne gespielt. Les verbes forts font ge- plus radical, souvent modifié, plus -en : gehen donne gegangen, et trinken donne getrunken.

Ces verbes forts, il faut les apprendre par cœur.

Le Präteritum de sein, haben, es gibt

Pour bien raconter, tu dois aussi connaître quelques formes au Präteritum, le prétérit. Trois d'entre elles reviennent tout le temps. Pour le verbe sein, on dit ich war, j'étais, et wir waren, nous étions.

Pour le verbe haben, on dit ich hatte, j'avais. Et pour « il y avait », on dit es gab. Par exemple : Es war schön und es gab viele Leute, c'était beau et il y avait beaucoup de gens.

Ces formes-là, on ne les met presque jamais au Perfekt : on dit ich war et non « ich bin gewesen » dans un récit courant.

Les questions du chapitre

12 des 36 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.