4ᵉ · Français · Grammaire et langue
On repère les propositions en comptant les verbes conjugués : une proposition tourne autour d'un verbe conjugué. Une phrase simple ne contient qu'une seule proposition, donc un seul verbe conjugué (Le vent souffle.). Une phrase complexe en contient au moins deux (Le vent souffle et les feuilles tombent.).
La juxtaposition : les propositions sont reliées par un signe de ponctuation (virgule, point-virgule, deux-points) : Il pleut, je reste. La coordination : les propositions sont reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou un adverbe de liaison (puis, alors) : Il pleut donc je reste.
La subordination : une proposition subordonnée dépend d'une proposition principale. Elle est introduite par un mot subordonnant : conjonction de subordination (que, quand, parce que, si) ou pronom relatif (qui, que, dont, où). Exemple : Je reste [parce qu'il pleut]. La subordonnée ne peut pas exister seule : elle est enchâssée dans la phrase.
À quoi sert de reconnaître une phrase complexe ? À écrire des textes riches sans t'y perdre. Quand tu racontes une histoire ou que tu rédiges un argument, tu enchaînes des idées : « Il pleut, donc je reste, mais je regrette.
» Savoir comment ces morceaux s'assemblent t'aide à bien ponctuer, à choisir le bon mot de liaison et à éviter les phrases interminables. C'est aussi la clé pour comprendre les longues phrases des romans que tu lis. Bref, c'est l'art de relier ses idées.
Le premier réflexe, c'est de compter les verbes conjugués. Chaque verbe conjugué signale une proposition. Dans « Le vent souffle », il y a un seul verbe conjugué, « souffle » : c'est une phrase simple.
Dans « Le vent souffle et les feuilles tombent », il y en a deux, « souffle » et « tombent » : c'est une phrase complexe. Attention, un verbe à l'infinitif ou au participe ne compte pas : « J'aime courir » ne contient qu'un seul verbe conjugué, « aime ». Compte bien, et tout devient clair.
Quand les propositions sont côte à côte sans mot pour les relier, on parle de juxtaposition : elles sont séparées par une ponctuation, virgule, point-virgule ou deux-points. Par exemple : « Il pleut, je reste. » Quand un mot de liaison les relie, c'est la coordination.
Ce mot est une conjonction de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car, qu'on retient avec « Mais où est donc Ornicar ? ». Exemple : « Il pleut donc je reste.
» Les deux propositions restent alors de même niveau, aucune ne dépend de l'autre.
La subordination, c'est différent : une proposition dépend d'une autre. La proposition principale peut exister seule, la subordonnée non. La subordonnée est introduite par un mot subordonnant : une conjonction de subordination comme « que, quand, parce que, si », ou un pronom relatif comme « qui, que, dont, où ».
Par exemple : « Je reste parce qu'il pleut. » La principale est « je reste » ; la subordonnée « parce qu'il pleut » ne peut pas vivre toute seule. Elle est enchâssée dans la phrase, comme une poupée russe dans une plus grande.
12 des 32 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.