4ᵉ · Français · Grammaire et langue
Une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. Une phrase contient autant de propositions que de verbes conjugués. Quand une phrase en a plusieurs, elles peuvent être juxtaposées (séparées par une virgule, un point-virgule), coordonnées (reliées par et, mais, ou, donc…) ou reliées par subordination.
La proposition subordonnée dépend d'une autre proposition, la proposition principale. Elle ne peut pas exister seule : elle est introduite par un mot subordonnant. Ex. : « Je crois qu'il viendra. » → « qu'il viendra » dépend de « Je crois ».
La subordonnée relative : introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où), elle complète un nom (l'antécédent). Ex. : « le livre que je lis ». La subordonnée conjonctive complétive : introduite par que, elle complète un verbe. Ex. : « Je pense que tu as raison. » La subordonnée circonstancielle : introduite par une conjonction (quand, parce que, si, bien que…), elle indique une circonstance (temps, cause, but…).
Repère d'abord les verbes conjugués, puis le mot subordonnant. Il te dit à quelle sorte tu as affaire.
À quoi sert de connaître les propositions subordonnées ? À dire des choses complexes sans t'emmêler. Compare « Il pleut.
Je reste. » avec « Comme il pleut, je reste. » : la seconde exprime un lien, une cause, en une seule phrase fluide.
Dans une dissertation, un mail ou même un message, savoir enchaîner les idées avec des subordonnées rend ton propos précis et élégant. C'est aussi ce qui te permet de placer les virgules au bon endroit et d'éviter les fautes.
Une proposition, c'est un groupe de mots autour d'un verbe conjugué. Donc, pour compter les propositions, compte les verbes conjugués. Dans « Je crois qu'il viendra », il y a deux verbes conjugués, « crois » et « viendra » : donc deux propositions.
La subordonnée, c'est celle qui dépend de l'autre et qui ne peut pas rester seule. « Qu'il viendra » toute seule ne veut rien dire : elle a besoin de « Je crois ». Elle est toujours introduite par un mot subordonnant.
La subordonnée relative complète un nom, qu'on appelle l'antécédent. Elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, dont, où, lequel. Dans « le livre que je lis est passionnant », « que je lis » complète le nom « livre » : c'est une relative.
Le pronom relatif « que » remplace « livre » et relie les deux propositions. Astuce : la relative se place juste après le nom qu'elle complète, comme un adjectif un peu développé.
Deux autres sortes s'introduisent par une conjonction de subordination. La complétive commence par « que » et complète un verbe : dans « Je pense que tu as raison », « que tu as raison » est le complément du verbe « pense » ; on ne peut ni la supprimer ni la déplacer. La circonstancielle, elle, donne une circonstance : le temps avec « quand », la cause avec « parce que », la condition avec « si », l'opposition avec « bien que ».
Dans « Je sors quand il fait beau », « quand il fait beau » indique le moment : on peut la déplacer.
12 des 31 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.