4ᵉ · Histoire-Géographie · Géographie
Aujourd'hui, l'essentiel des échanges de la mondialisation passe par la mer : environ 80 % du commerce mondial en volume est transporté par bateau. On parle de maritimisation : les activités humaines dépendent de plus en plus des mers et océans, qui couvrent 71 % de la surface de la Terre.
Le transport se fait surtout par porte-conteneurs géants qui relient de grands ports mondiaux (Shanghai, Singapour, Rotterdam). Ils empruntent des routes maritimes qui passent par des points de passage étroits, les détroits et canaux : Suez, Panama, le détroit de Malacca ou d'Ormuz.
Les océans fournissent la pêche, des hydrocarbures (pétrole, gaz offshore) et de l'énergie. La ZEE (zone économique exclusive) donne à chaque État un droit d'exploitation jusqu'à 200 milles marins des côtes. Cela crée des tensions (mer de Chine méridionale).
Surpêche, pollution plastique, marées noires et piraterie menacent les océans. Leur mise en valeur doit devenir un enjeu de développement durable.
Regarde autour de toi : ton téléphone, tes baskets, la banane du petit-déjeuner. Presque tout a voyagé par bateau avant d'arriver chez toi. Environ 80 % du commerce mondial passe par la mer, transporté par d'immenses porte-conteneurs.
Comprendre la maritimisation, c'est comprendre comment fonctionne vraiment la mondialisation qui remplit nos magasins. Quand un navire reste bloqué dans le canal de Suez, comme l'Ever Given en mars 2021, ce sont des milliards d'euros de marchandises stoppés dans le monde entier. La mer, c'est l'autoroute invisible de notre quotidien.
Le commerce maritime suit de grandes routes qui relient les façades les plus riches : l'Asie de l'Est, l'Europe et l'Amérique du Nord. Ces routes passent par des passages stratégiques et étroits : le canal de Suez, ouvert en 1869, qui relie la Méditerranée à la mer Rouge, et le canal de Panama, ouvert en 1914, entre Atlantique et Pacifique. Il faut aussi citer le détroit de Malacca, près de Singapour, et le détroit d'Ormuz, par où passe une grande partie du pétrole mondial.
Aux extrémités de ces routes, les plus grands ports du monde comme Shanghai, Singapour ou Rotterdam concentrent des millions de conteneurs.
Les océans ne servent pas qu'au transport : ce sont d'immenses réserves de ressources. On y pratique la pêche, on y extrait du pétrole et du gaz offshore, on y produit de l'énergie avec les éoliennes en mer. Pour partager ces richesses, le droit de la mer a créé la ZEE, la zone économique exclusive : chaque État côtier peut exploiter les ressources jusqu'à 200 milles marins de ses côtes, soit environ 370 kilomètres.
Mais cela provoque des tensions : en mer de Chine méridionale, la Chine et ses voisins se disputent des îlots pour contrôler pêche, pétrole et routes commerciales.
Cette mise en valeur des mers a un revers : les océans sont menacés. La surpêche épuise certaines espèces, la pollution plastique forme d'immenses continents de déchets, les marées noires souillent les côtes après un naufrage de pétrolier. À cela s'ajoute la piraterie, notamment au large de la Somalie ou dans le golfe de Guinée, qui menace les navires.
Face à ces dangers, les États tentent de protéger ces espaces en créant des aires marines protégées et en signant des accords internationaux. L'enjeu est clair : exploiter les océans tout en les préservant, c'est le principe du développement durable.
12 des 32 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.