5ᵉ · Histoire-Géographie · Géographie
La population mondiale atteint environ 8 milliards d'habitants en 2022 et continue d'augmenter. Le grand défi de la géographie est de nourrir l'humanité : produire assez de nourriture, pour tous, tout en respectant l'environnement. Cela suppose une sécurité alimentaire : chaque personne doit accéder à une alimentation suffisante, saine et régulière.
Environ 700 à 800 millions de personnes souffrent de sous-nutrition (elles ne mangent pas assez), surtout en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. Ailleurs, la surnutrition et l'obésité progressent. Ces déséquilibres montrent que le problème n'est pas seulement de produire, mais aussi de bien répartir.
Deux grands modèles coexistent. L'agriculture productiviste (mécanisation, engrais, pesticides, irrigation) produit beaucoup mais épuise les sols et pollue. L'agriculture vivrière, pratiquée par de petits paysans du Sud, nourrit d'abord la famille avec de faibles rendements. Face aux limites de ces modèles se développe l'agriculture durable (bio, circuits courts, agroécologie), qui cherche à nourrir sans détruire les milieux.
Chaque jour, ce que tu trouves dans ton assiette vient de champs, d'élevages ou de mers, parfois à l'autre bout du monde. Comprendre comment on nourrit l'humanité, c'est saisir pourquoi certains pays gaspillent quand d'autres manquent de tout. En 2022, nous sommes environ 8 milliards d'humains, et il faudra encore plus de nourriture demain.
Savoir d'où vient l'alimentation t'aide à faire des choix : manger local, éviter le gaspillage, respecter la planète. C'est un enjeu quotidien qui concerne ta santé, ton budget et l'environnement.
La sécurité alimentaire, c'est quand chaque personne accède à une nourriture suffisante, saine et régulière. Or ce n'est pas le cas partout. Aujourd'hui, environ 700 à 800 millions de personnes souffrent de sous-nutrition, c'est-à-dire qu'elles ne mangent pas assez de calories.
C'est surtout le cas en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. À l'inverse, dans les pays riches et de plus en plus ailleurs, la surnutrition et l'obésité augmentent. On produit pourtant assez de nourriture sur Terre : le vrai problème, c'est de la répartir justement.
Pour nourrir la planète, il existe plusieurs façons de cultiver. L'agriculture productiviste utilise des machines, des engrais, des pesticides et l'irrigation : elle produit énormément, comme dans les grandes plaines des États-Unis ou en Europe. Mais elle épuise les sols et pollue l'eau.
À l'opposé, l'agriculture vivrière est pratiquée par de petits paysans, souvent en Afrique ou en Asie : ils cultivent d'abord pour nourrir leur famille, avec de faibles rendements. Ces deux modèles montrent le contraste entre les pays riches et les pays pauvres.
Nourrir 8 milliards d'humains sans détruire la planète, c'est le défi du développement durable. L'agriculture productiviste a des limites : elle abîme les sols, gaspille l'eau et pollue avec les pesticides. C'est pourquoi de nouvelles pratiques se développent : l'agriculture biologique, qui évite les produits chimiques, les circuits courts, où le producteur vend près de chez lui, et l'agroécologie, qui respecte les milieux naturels.
Réduire le gaspillage alimentaire est aussi essentiel, car près d'un tiers de la nourriture produite dans le monde est perdue ou jetée.
12 des 31 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.