5ᵉ · SVT · Enjeux planétaires contemporains
La météo décrit le temps qu'il fait à un endroit précis et à un moment précis : température, pluie, vent, nuages du jour. Elle change vite, d'une heure ou d'un jour à l'autre. Le climat, lui, décrit le temps moyen d'une région sur une longue période (au moins 30 ans). On dit : « la météo, c'est ce que l'on voit aujourd'hui ; le climat, c'est ce à quoi il faut s'attendre en moyenne. »
L'atmosphère est la couche de gaz qui entoure la Terre. Elle est surtout composée de diazote (environ 78 %) et de dioxygène (environ 21 %). Le reste (environ 1 %) contient de la vapeur d'eau, du dioxyde de carbone (CO₂) et d'autres gaz. L'atmosphère nous protège des rayons dangereux du Soleil et garde la chaleur : sans elle, la Terre serait glacée.
On distingue de grandes zones climatiques selon la latitude : le climat chaud (tropical, équatorial) près de l'équateur ; le climat tempéré aux latitudes moyennes (comme en France) ; le climat polaire, froid, près des pôles. Plus on s'éloigne de l'équateur, moins les rayons du Soleil chauffent : ils arrivent de biais et se répartissent sur une plus grande surface.
Le Soleil ne chauffe pas la Terre partout pareil. L'air chaud est plus léger : il monte. L'air froid est plus lourd : il descend. Ces différences mettent l'air en mouvement et créent les vents. De la même façon, les océans font circuler d'énormes masses d'eau : ce sont les courants marins (comme le Gulf Stream), qui transportent la chaleur des régions chaudes vers les régions froides et adoucissent le climat.
La rencontre de masses d'air de températures différentes provoque les phénomènes que l'on observe : nuages, pluie, orages, tempêtes, cyclones. La vapeur d'eau qui monte se refroidit en altitude, forme des nuages, puis retombe en pluie ou en neige : c'est le cycle de l'eau.
Certains gaz de l'atmosphère, comme le dioxyde de carbone (CO₂) et le méthane, retiennent la chaleur : c'est l'effet de serre. Il est naturel et nécessaire à la vie. Mais depuis environ 150 ans, les activités humaines (usines, voitures, chauffage, élevage) rejettent beaucoup de CO₂. L'effet de serre s'amplifie et la température moyenne de la planète augmente : c'est le réchauffement climatique. Ses conséquences : fonte des glaces, montée du niveau des mers, événements extrêmes plus fréquents. Le rôle de l'Homme est aujourd'hui reconnu par les scientifiques.
Avant la leçon, voyons à quoi sert ce chapitre. Chaque matin, des millions de personnes regardent la météo avant de choisir leurs vêtements ou de partir en voyage. Mais la météo, ce n'est pas qu'une affaire de parapluie.
Les agriculteurs surveillent le ciel pour savoir quand semer, arroser ou récolter : une gelée annoncée peut sauver une vigne entière si on la protège à temps. Les marins et les pilotes d'avion évitent les tempêtes grâce aux prévisions. Et à plus grande échelle, comprendre le climat permet d'anticiper l'avenir de la planète : où l'eau va manquer, où le niveau de la mer va monter, comment protéger les récoltes de demain.
Savoir lire une carte météo, distinguer le temps qu'il fait du climat d'une région, comprendre pourquoi la Terre se réchauffe : voilà des outils pour mieux vivre sur notre planète et en prendre soin.
Attention à ne pas confondre deux mots qui se ressemblent. La météo, c'est le temps qu'il fait ici et maintenant : s'il pleut ce matin, s'il fait quinze degrés cet après-midi, s'il y a du vent ce soir. Elle change tout le temps, parfois d'une heure à l'autre.
Le climat, c'est différent : c'est le temps moyen d'une région observé sur de très longues périodes, au moins trente ans. Par exemple, on peut dire que le climat de Narbonne est méditerranéen, avec des étés chauds et secs, même si aujourd'hui il pleut. Une bonne image : la météo, c'est ton humeur du jour ; le climat, c'est ton caractère.
L'un varie sans cesse, l'autre se dessine sur le temps long.
La Terre est entourée d'une fine couche de gaz : l'atmosphère. Elle est faite surtout de diazote, environ soixante-dix-huit pour cent, et de dioxygène, environ vingt et un pour cent, celui que nous respirons. Le dernier petit pour cent contient de la vapeur d'eau et du dioxyde de carbone.
Cette atmosphère nous protège et garde la chaleur. Sur la planète, les rayons du Soleil ne chauffent pas partout pareil. Près de l'équateur, ils tombent tout droit et chauffent fort : c'est le climat chaud, tropical.
Aux pôles, ils arrivent de biais, étalés sur une grande surface, et chauffent peu : c'est le climat polaire, glacé. Entre les deux, aux latitudes moyennes comme en France, règne le climat tempéré, ni trop chaud ni trop froid.
Pourquoi y a-t-il du vent ? Parce que le Soleil chauffe la Terre de façon inégale. L'air chaud est plus léger, alors il monte.
L'air froid, plus lourd, descend et vient prendre sa place. Cet air qui se déplace, c'est le vent. La même chose se passe dans les océans : d'immenses fleuves d'eau, les courants marins, circulent autour du globe.
Le plus célèbre, le Gulf Stream, transporte de l'eau chaude depuis les tropiques jusqu'aux côtes d'Europe et adoucit notre climat. Ces mouvements de l'air et de l'eau redistribuent la chaleur du Soleil sur toute la planète : ils rafraîchissent les régions trop chaudes et réchauffent les régions trop froides. Sans eux, l'équateur serait brûlant et les pôles bien plus glacés encore.
L'atmosphère contient des gaz un peu spéciaux, comme le dioxyde de carbone, que l'on écrit CO deux. Ces gaz laissent entrer la lumière du Soleil, mais retiennent une partie de la chaleur, comme les vitres d'une serre de jardin. C'est l'effet de serre.
Attention : il est naturel et même indispensable, car sans lui la Terre serait gelée. Le problème, c'est que depuis environ cent cinquante ans, les activités humaines, les usines, les voitures, le chauffage, rejettent énormément de dioxyde de carbone. L'effet de serre s'emballe, et la température moyenne de la planète augmente : c'est le réchauffement climatique.
Les conséquences sont déjà visibles : les glaciers fondent, le niveau des mers monte, les tempêtes et les sécheresses deviennent plus fréquentes. Les scientifiques sont formels : cette fois, c'est bien l'Homme le responsable, et c'est à nous d'agir.
12 des 30 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.