6ᵉ · Français · Lecture et genres littéraires
Le schéma narratif est le plan que suit presque tout récit (conte, roman, nouvelle, film). Il décrit les grandes étapes de l'histoire, de son début à sa fin. Le connaître aide à comprendre ce qu'on lit et à construire ses propres récits.
La situation initiale : le début, souvent calme. On présente le héros, le lieu et l'époque (verbes à l'imparfait : « Il était une fois… »). L'élément perturbateur : un événement soudain vient rompre l'équilibre et lance l'histoire (« Un jour… »). Les péripéties : les aventures, obstacles et actions qui s'enchaînent. L'élément de résolution : l'action qui règle le problème (un combat gagné, un objet trouvé…). La situation finale : le nouvel équilibre, la fin de l'histoire.
On peut résumer le schéma ainsi : on part d'un équilibre, l'élément perturbateur crée un déséquilibre, puis la résolution rétablit un nouvel équilibre. La fin n'est jamais tout à fait comme le début : le héros a changé ou appris quelque chose.
Avant tout, à quoi sert de connaître le schéma narratif ? Réfléchis : quand tu racontes ta journée à un ami, tu commences par le calme du matin, puis « et là, d'un coup… », suivi de ce qui s'est passé, et enfin comment ça s'est terminé.
C'est exactement un schéma narratif ! Le connaître t'aide à mieux comprendre un livre ou un film, à repérer le moment où l'histoire bascule, et surtout à écrire des récits solides qui tiennent le lecteur en haleine. C'est le squelette de toute bonne histoire.
Toute histoire commence par la situation initiale : un moment calme où l'on présente le héros, le lieu et l'époque. Souvent, les verbes sont à l'imparfait : « Il était une fois une petite fille qui vivait au bord de la forêt. » Tout est en équilibre.
Puis surgit l'élément perturbateur : un événement soudain qui casse cet équilibre et lance l'histoire. Il commence souvent par « Un jour… » ou « Soudain…
». Par exemple : « Un jour, sa mère lui demanda de porter une galette à sa grand-mère malade. » Sans cet élément, il n'y aurait pas d'aventure !
Au milieu de l'histoire, ce sont les péripéties : la suite des aventures, des actions et des obstacles que le héros doit affronter. C'est la partie la plus longue et la plus mouvementée du récit. Les verbes sont souvent au passé simple pour marquer les actions rapides : « Le loup courut, arriva le premier chez la grand-mère et la dévora.
» Chaque péripétie relance l'intérêt du lecteur et rapproche le héros de la fin. Plus les péripéties sont surprenantes, plus l'histoire est captivante.
Pour finir, deux étapes. D'abord l'élément de résolution : l'action décisive qui règle le problème. Par exemple : « Le chasseur arriva et délivra la grand-mère et l'enfant.
» C'est le moment où le déséquilibre disparaît. Ensuite la situation finale : le nouvel équilibre, la fin de l'histoire. « Depuis ce jour, la fillette ne parla plus jamais aux inconnus.
» Attention : la fin n'est jamais identique au début. Le héros a grandi, appris une leçon ou changé de vie. C'est ce qui donne du sens à toute l'histoire.
12 des 33 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.