6ᵉ · Sciences et technologie · La planète Terre et l'environnement
La Terre est une planète active : elle produit des phénomènes qui peuvent être dangereux pour les humains. On en retient quatre grands.
• Un volcan est une ouverture par où sort de la lave (roche fondue), des gaz et des cendres. C'est une éruption.
• Un séisme (ou tremblement de terre) est une vibration brutale du sol. Le sol bouge parce que les roches, profondément, cassent d'un coup.
• Une inondation est une montée de l'eau qui recouvre des terres habituellement sèches, souvent après de fortes pluies.
• Une tempête est un vent très violent, parfois accompagné de pluie ou de neige.
L'aléa, c'est le phénomène naturel lui-même et la chance qu'il se produise à un endroit (par exemple : « un séisme peut avoir lieu ici »).
Le risque, c'est ce qui arrive quand cet aléa rencontre des personnes ou des constructions. Pas d'humains, pas de risque !
Un volcan qui explose sur une île déserte : gros aléa, mais aucun risque. Le même volcan près d'une ville : le risque devient énorme.
• La prévision cherche à savoir quand et où un phénomène va se produire (surveiller un volcan, annoncer une tempête grâce à la météo).
• La prévention cherche à limiter les dégâts à l'avance : cartes des zones à risque, bâtiments solides, digues contre les inondations, exercices d'alerte, information de la population.
• Séisme : s'abriter sous une table solide, s'éloigner des fenêtres, puis sortir au calme.
• Inondation : monter à l'étage, ne jamais s'engager dans une route inondée à pied ou en voiture.
• Tempête : rester à l'abri, s'éloigner des arbres et des lignes électriques.
Dans tous les cas : écouter les consignes des autorités et ne pas encombrer les secours au téléphone.
La météo, c'est le temps qu'il fait maintenant ou dans quelques jours à un endroit (pluie demain, tempête ce week-end).
Le climat, c'est le temps moyen sur une longue période (plusieurs dizaines d'années) dans une région. « Il pleut aujourd'hui » = météo ; « les hivers sont doux ici » = climat.
L'Homme ne crée pas les volcans ni les séismes, mais il peut augmenter les risques : construire près d'un fleuve ou d'un volcan, bétonner les sols (l'eau ne s'infiltre plus, les inondations sont pires). Il peut aussi les réduire : construire des bâtiments parasismiques, entretenir les rivières, protéger les zones dangereuses. Le réchauffement du climat rend certaines tempêtes et inondations plus fréquentes.
Avant d'apprendre la leçon, voyons à quoi elle sert. Chaque année, dans le monde, des volcans entrent en éruption, la terre tremble, des rivières débordent et des tempêtes arrachent les toits. Ces phénomènes sont naturels : la Terre est une planète vivante, on ne peut pas les empêcher.
Mais on peut apprendre à s'en protéger. Les scientifiques surveillent les volcans jour et nuit pour prévenir les habitants avant une éruption. Les météorologues annoncent les tempêtes plusieurs jours à l'avance.
Les ingénieurs dessinent des cartes des zones dangereuses, construisent des bâtiments qui résistent aux secousses et des digues contre les crues. Comprendre les risques naturels, c'est d'abord comprendre la Terre, et surtout savoir quoi faire le jour où le sol se met à trembler ou l'eau à monter. Ce chapitre peut, un jour, sauver des vies, peut-être la tienne.
La Terre produit des phénomènes qui peuvent devenir dangereux. Retiens-en quatre. Le volcan : une ouverture par où remonte la lave, une roche si chaude qu'elle est devenue liquide, accompagnée de gaz et de cendres.
Le séisme, ou tremblement de terre : le sol se met soudain à vibrer, parce qu'en profondeur des roches sous tension viennent de casser d'un seul coup. L'inondation : après de fortes pluies ou la crue d'un fleuve, l'eau recouvre des terres d'habitude sèches, parfois des rues entières. Et la tempête : un vent très violent, qui peut coucher les arbres et emporter les toitures.
Volcans, séismes, inondations, tempêtes : quatre visages d'une même planète, active et puissante.
Voici deux mots qui se ressemblent mais ne veulent pas dire la même chose. L'aléa, c'est le phénomène naturel lui-même : la possibilité qu'un séisme, un volcan ou une inondation se produise à un endroit. Le risque, lui, n'existe que s'il y a des personnes ou des maisons exposées à cet aléa.
Imagine un volcan qui explose sur une île déserte, sans aucun habitant : l'aléa est énorme, mais le risque est nul, car il n'y a personne. Maintenant place ce même volcan juste à côté d'une grande ville : l'aléa n'a pas changé, mais le risque devient immense. Le risque, c'est donc l'aléa multiplié par les enjeux, c'est-à-dire les gens et les biens qui pourraient être touchés.
Pas d'enjeux, pas de risque.
Face à un danger, on agit de deux façons, et il ne faut pas les confondre. La prévision cherche à savoir quand et où le phénomène va se produire. On surveille un volcan avec des capteurs, on suit la météo pour annoncer une tempête plusieurs jours à l'avance.
La prévention, elle, cherche à limiter les dégâts, à l'avance, avant même que ça n'arrive. On dessine des cartes des zones à risque, on construit des bâtiments solides capables de résister aux secousses, on bâtit des digues contre les crues, on organise des exercices d'alerte dans les écoles, et on informe les habitants des bons gestes. Prévoir, c'est annoncer ; prévenir, c'est se préparer.
Les deux ensemble sauvent des vies.
Le jour où un phénomène survient, quelques gestes simples font toute la différence. En cas de séisme, on s'abrite sous une table solide, loin des fenêtres qui peuvent éclater, et on attend la fin des secousses avant de sortir au calme. En cas d'inondation, on monte à l'étage le plus haut possible, et surtout on ne s'engage jamais, ni à pied ni en voiture, sur une route recouverte d'eau : quelques centimètres suffisent à emporter une personne.
En cas de tempête, on reste à l'abri, on s'éloigne des arbres et des lignes électriques qui peuvent tomber. Et dans tous les cas, on écoute les consignes des autorités, à la radio ou sur son téléphone, et on n'appelle pas les secours pour rien, pour ne pas bloquer les lignes. Connaître ces réflexes à l'avance, c'est déjà se protéger.
12 des 35 questions de ce chapitre. Les réponses, et les explications de chacune, sont dans l'application.